Les Lâches du samedi soir
Quatrième de couverture
Après avoir servi durant trois années comme pilote de char A.M.X 30 dans l'Arme Blindée et Cavalerie, Yves BERTHONNEAU quitte cette arme en 1972 pour la Gendarmerie Nationale.

Affecté à l'issue de son stage de formation en brigade territoriale, il obtient le diplôme d'officier de police judiciaire en 1978. Sur sa demande, il sert ensuite en unité de recherches. Nommé Maréchal des Logis-Chef en 1981, il prend à cette date le commandement d'une brigade territoriale qu'il n'a pas encore quittée.

"LES LACHES DU SAMEDI SOIR" est son premier ouvrage. Il n'a d'autre prétention que de mieux faire connaître l'action de la Gendarmerie Nationale dans le domaine de la police judiciaire, ou cette arme d'élite, contrairement à des idées préconçues et trop largement répandues dans le public, otient d'excellents résultats.

Las de voir des images, ou des écrits, reléguer au second plan le travail accompli journellement par les brigades, pour mieux mettre en exergue celui des commissaires ou inspecteurs de la Police Nationale, il est persuadé qu'il doit agir.

La diffusion à l'antenne d'un "Brigadier" de Gendarmerie jouant du violoncelle sur les lieux d'un crime, dans l'attente d'un... commissaire de police, provoque en lui le déclic. Cette véritable atteinte publique à l'éthique même de la Gendarmerie Nationale le décide à écrire un livre qui relate le plus fidèlement possible, sans aucune fiction, le travail d'une équipe "en uniforme".

La réalité est en effet très proche de l'action de cet ouvrage qui devrait permettre à de nombreux " enquêteurs " de se reconnaître en filigrane à sa lecture.

Que ceux qui n'ont de la Gendarmerie Nationale qu'une approche assez lointaine soient convaicus de la compétence et du sérieux de son personnel, quelle que soit sa place dans la hiérarchie.
Les lâches du samedi soir est un ouvrage de pure fiction, dont les gendarmes sont les héros. La lecture de ce livre qui relate dans le détail, la tâche de ces militaires lors d'une enquête criminelle, nous fait découvir un monde souvent inconnu du grand public.

En 1985, mettant à profit une immobilisation forcée à cause d'une cheville platrée, j'ai écris cet ouvrage en trois semaines.

Je pense, sauf à me démontrer le contraire, avoir été le premier sous-officier de la Gendarmerie Nationale, en activité, à publier un livre mettant en avant l'action de gendarmes (avec bien sûr l'autorisation (réticente ?) de la hiérarchie.).

Cet ouvrage a été nominé, en 1986, pour le                          (*) qui récompense les ouvrages mettant particulièrement en valeur la Gendarmerie Nationale. Le Jury a dû voter une seconde fois pour attribuer le prix finalement à "Gendarmes au combat" d'Erwan Bergot, éditions Presses de la Cité.

Il faut dire que les deux ouvrages n'avaient rien de commun, puisque le livre d'Erwan Bergot relate, comme son titre l'indique, l'histoire des gendarmes au combat en Indochine ...).

Une petite anectote : Frédéric Dard, (que j'adore) le père de San Antonio, qui faisait partie du jury, m'a personnellement dit après l'attribution du prix : "Ton livre méritait le premier prix. Dommage que tu n'aies pas mis quelques scènes de "cul" dans un ou deux chapitres, tu l'aurais eu !!!".

L'ouvrage étant épuisé, j'ai l'ai fait de nouveau éditer en 2001 par les éditions Publibook, ( dont je n'avais pas entendu que du bien ! ). Il s'agissait en fait, pour moi, de vérifier le bien fondé de ces allégations plutôt négatives. Je peux attester maintenant que Publibook n'a quasiment vendu aucun de mon livre. Par contre, en surfant sur la toile, je retrouve "les lâches du samedi soir" dans une libraire de Saint Armand (Québec). Je peux donc dire maitenant que je suis un auteur  "international" !

Autre chose qui m'a plu et dont je peux créditer Publibook : leur avis sur l'ensemble du livre, que je vous livre ci-dessous :

  


(*) 
Le prix Moncey a été remplacé  par le concours littéraire de la gendarmerie qui à depuis 2011 été rebaptisé  "prix des experts". 
 Notre avis :  Une intense sensation de "réel" découle de la lecture de ce roman. La présence de nombreux dialogues et le déroulement d'une enquête  au jour le jour à la Simenon, de manière chronologique, sans aucun "flash-bak", permet d'entrer sans difficulté aucune dans l'action.