Qui suis-je ?

Je m'appelle Yves BERTHONNEAU. Je suis né en 1951 dans une petite ville du Haut Poitou dans une famille d'agriculteurs - viticulteurs.

Après de studieuses études de niveau bac -4 ! (en ce temps-là, l'école n'était encore pas   obligatoire jusqu'à 16 ans, j'obtiens brillamment mon certificat d'études primaires, une âme "bienveillante" m'ayant interdit de poursuivre en secondaire, au grand dam de mon professeur d'école (à cette époque reculée, on disait instituteur !).

"Enrolé" de force dans l'exploitation familale, j'ai goûté aux joies des travaux des champs jusqu'à l'âge de 17 ans 1/2. C'est alors que mon Père-Patron, décida brusquement qu'il n'avait plus besoin de mes services. "Rentre dans l'Armée me dit-il, tu verras ton avenir y sera plus sûr" ! (En fait il n'avait pas tout à fait tort, même s'il n'en avait pas vraiment conscience).

Aussitôt dit, aussitôt fait. C'est ainsi que quelques semaines plus tard, je me retrouvais sous le soleil méditéranéen, à "crapahuter" dans les cailloux qui surplombent les calanques de Cassis dans les Bouches du Rhône. Mais c'était pour une noble cause, puisque j'étais destiné à devenir "Pilote".

Quant on m'a annoncé que j'étais muté à "Beach", une superbe plage bordée de cocotiers m'est soudain apparue devant les yeux. 

Bigre, " Beach" ! Sous quelle latitude se trouve cette séduisante garnison ? Dans quelle contrée du monde aurais-je la chance inouïe de me prélasser avant de revenir bronzé comme un Appolon ?

Quelques instants de rêve plus tard, je découvrais, stupéfait, que "Beach" s'écrivait en français "Bitche" et qu'il s'agissait d'une petite ville de Lorraine, à quelques kilomètres seulement de la frontière allemande !

J'ai donc changé de soleil, pour goûter à la neige et aux températures (en ce temps-là) quasi polaires. Le 6 juin 1970 exactement, lors de mon arrivée dans ce joli bled glacé, la neige n'était pas encore toute fondue !

Donc, six mois plus tard, fier sous mon casque-radio et dans ma belle conbinaison, je me trouvais aux commandes d'un superbe "joujou" tout neuf. Cet aéroplane (ah, mille excuses, c'était un char !) était le plus moderne engin de toutes les armées Européennes. On l'appelait A.M.X 30, (Depuis, il a été remplacé par le char Leclerc.) On était en 1970, deux ans après "la guerre" de 68 !

Trois années plus tard, j'intégrais la Gendarmerie Nationale. Après quelques mois à l'école des sous-officiers de Fontainebleau, j'ai été affecté en brigade territoriale près de Tours (37) durant six années dont trois à étudier le droit, (en dehors des heures de service !). J'obtins brillamment (si,si, vous allez voir... ) mon diplôme d'officier de police judiciaire (O.P.J) en me classant 85° ex aequo au niveau national (alors ?) sur 1.187 reçus et 2.137 candidats présentés. D'emblée, sur ma demande, je suis affecté en unité de recherches (la crim !!) à Chinon (37), jusqu'à ce que, un tout nouveau galon me pousse sur l'épaule ! Je deviens donc commandant d'unité territoriale, toujours en Touraine. De nouveau sur ma demande, je pars avec toute ma petite famille (Ah oui, durant tout ce temps, je me suis marié et suis devenu père de trois enfants !) voir les "beach" (encore !) de la Guadeloupe. (C'est quand même mieux que les plages de Lorraine !!).

Estimant avoir assez "servi la Nation", je quitte cette institution en mars 1991 après avoir obtenu 5 lettres de félicitations, le certificat de bonne conduite (!) et la médaille d'argent de la Défense Nationale, pour me reconvertir dans la fonction commerciale et le marketing direct. (Il faut bien manger ! ).

Depuis 2004, à la suite d'un accident vasculaire cérébral et d'une grave maladie des reins, j'ai été mis en "stand by" du travail et j'ai apprécié les joies et surtout les peines de la dialyse trois fois par semaines durant des séances de 4 heures 30.

Mais, comme tout n'est jamais négatif, cette immobilité forcée m'a permis de me remettre à l'écriture que j'avais depuis trop longtemps délaissée et à la conception de ce site.

Enfin, 1 092 séances de dialyses plus tard, soit 7 années, le bonheur s'est soudainement manifesté par une transplantation rénale qui me permet, aujourd'hui d'avoir une vie (presque) ordinaire de retraité.