Traficotage pour un otage

Après un premier livre intitulé "Les lâches du samedi soir", dont le tirage est épuisé, j'ai écrit un nouveau polar en 2007 : "Contrebande et prise d'otage".

 
D'abord édité par Coëtquen Editions, puis par Publibook avec plus ou moins de réussite, j'ai repris mes droits d'auteur pour tenter l'aventure de l'édition numérique.

 J'ai donc le plaisir de vous annoncer la parution de mon dernier roman policier en version numérique amazonKindle que j'ai retitré  : 

 "TRAFICOTAGE POUR UN OTAGE"









Le format numérique Kindle est compatible avec tous les modèles existants d'ordinateurs, tablettes, Ipad, Iphone, Smarphone. Il est possible de télécharger GRATUITEMENT les applications adaptées à chacun des modèles sur le site Amazon.fr. Il existe également des liseuses Kindle, disponibles sur le même site.
Toutes les indications pour télécharger les applications ou acquérir les liseuses sont disponibles ici :

L'action de ce polar se situant dans les années 2000, certains détails peuvent, aux yeux de certains lecteurs avertis, être différents de la réalité d'aujourdh'hui.
EXTRAIT

Flora ne pouvait y croire ! Elle avait bel et bien été enlevée, le doute n'était plus permis ! Mais pour quelles raisons ? Qu'est-ce que ces hommes pouvaient bien lui vouloir ? L'idée lui vint qu'ils allaient demander une rançon à Jacques en échange de sa libération. Évidemment, la prospérité des transports Marange n'était certainement pas passée inaperçue dans la région, mais leur fortune était pourtant bien modeste. Jacques investissait en effet beaucoup pour son entreprise, ne s'octroyant qu'un salaire très raisonnable. 

Mais peut-être ne réclameraient-ils pas d’argent ? Mais dans ce cas, que voulaient ces brutes ? Obtenir des dossiers compromettants ou quelque chose de ce genre ? Était-ce en relation avec les fonctions de maire de la commune qu’assumaient Jacques ? Jamais il ne lui avait parlé de quoi que ce soit à ce sujet. 

Tout à coup, une pensée effrayante la fit frémir. Et si ces sales individus voulaient tout simplement abuser d'elle ? 

Mon Dieu, qu'allait-elle devenir ? 

Elle se mit à réfléchir pour tenter de trouver une solution et déjà, dans sa semi-conscience, elle n'avait plus qu'une seule idée en tête : s’échapper ! 

Tout d'abord, elle décida de ne pas bouger malgré sa position très inconfortable qui l'engourdissait peu à peu. Elle espérait ainsi tromper ses ravisseurs qui, la croyant toujours inconsciente, livreraient peut-être quelques précieuses informations au cours de leur conversation.

Elle ignorait depuis combien de temps ils roulaient ainsi, mais il lui semblait que la voiture avait ralenti. Les secousses de plus en plus vives ainsi que l'absence de signes sonores d'une quelconque circulation lui indiquèrent qu'ils devaient circuler à faible allure sur un chemin de terre. 

Elle ne reconnut pas non plus les bruits familiers du moteur de sa 206. Elle se trouvait donc dans une autre voiture, sans doute plus spacieuse que sa petite berline si elle en jugeait à l'espace dont elle disposait sur le banquette arrière.  

Brusquement, une voix glaciale faillit la faire sursauter. 

- Eh ! René, finalement elle n'est pas si mal foutue cette gonzesse. 

Flora eu immédiatement la certitude que l'homme était assis à l'arrière, à ses côtés. En effet, joignant le geste à la parole, il posa sans ménagement la main sur sa cuisse et commença à la caresser doucement. 

Flora dut faire un effort surhumain pour ne pas bouger. De plus elle était couchée sur le côté et sentait bien que sa jupe, déjà courte, était relevée très haut sur ses cuisses. 

- Regardez-moi cette petite culotte si c'est mignon ! piaffa le type en posant carrément ses deux mains sur les fesses qui s'offraient à lui. 

- Arrête tes conneries Gus, tu ne vas pas commencer à nous emmerder avec tes idées tordues hein ? lança une voix à l'avant de la voiture. 

- Mais je ne fais rien de mal rétorqua Gus tout en continuant de caresser les fesses de Flora et en passant un doigt dans l'élastique de son slip, on peut bien rigoler un peu non ? 

- Si tu veux t'amuser t’ira voir les putes plus tard ; en attendant laisse-là tranquille sinon t'aura à faire à moi, c'est moi qui t'le dit ! 

- Bon, ça va ! ça va ! t'énerve pas, j'ai compris, y'a vraiment pas d'quoi en faire un fromage ! 

Instantanément, Gus enleva ses grosses pattes des fesses de Flora qui poussa un long soupir de soulagement en son for intérieur. 

En tout cas, elle savait déjà que Gus ne devait être qu'un ″sous-fifre″, à voir comment il obéissait à René. Et puis, elle était un peu plus rassurée sur son avenir.

Apparemment, ses kidnappeurs n'en voulaient pas à sa vertu... quoique, a priori, elle devrait quand même se méfier de Gus qui semblait plutôt porté sur ″la chose″. 

La voiture continua d’avancer en cahotant durant plusieurs minutes. Brusquement, Flora sentit une main se poser sur ses fesses. Gus se garda bien de prononcer le moindre mot pour ne pas s’attirer les foudres de son comparse. Les doigts commençaient à être de plus en plus explorateurs et elle devait faire un effort surhumain pour ne pas tenter de se dégager de ces mains baladeuses. 

Totalement préoccupée par sa situation très inconfortable, elle ne s'aperçut pas immédiatement que la voiture venait de stopper. "Gus" retira immédiatement sa main. Dans le même temps, elle reconnut le bruit coutumier de sa 206 qui semblait se garer à proximité. 

"Ils ont pris toutes les précautions - pensa- t-elle - en cachant aussi ma voiture, ils ne laissent vraiment aucune trace de ma disparition." -

Cette réflexion l'amena également à réfléchir sur les conditions de son enlèvement. Comment ses ravisseurs pouvaient-ils savoir qu'elle allait emprunter cet itinéraire à cette heure précise ? Manifestement, ils étaient très bien renseignés sur son emploi du temps !  

Une portière claqua fortement, puis un silence inquiétant s'installa dans la voiture. Flora était maintenant complètement ankylosée et elle espérait qu'on allait la sortir rapidement de cette position inconfortable. 

Le plus doucement possible elle bougea une jambe pour soulager un peu son articulation. Son bâillon l'étouffait et l'obligeait à respirer par le nez avec beaucoup de difficultés.